Honotua, le câble sousmarin, un serpent de mer ? Non. À l’assemblée de Polynésie française, Jacqui Drollet, ministre du Tourisme et de l’Économie numérique a apporté quelques précisions sur le sujet. Le premier à dire qu’il s’agissait en fait de deux câbles : “un domestique et un international. La demande de licence d’opérateur auprès des autorités américaines” est d’une durée “minimale de 8 mois, et elle a été déposée au mois de septembre”. L’investissement s’évalue à “10 milliards de Fcfp”. Cela va des charges d’hébergement, au personnel en charge de leur exploitation tant en Polynésie française qu’à Hawaii, en passant par les coûts d’interconnexion aux réseaux mondiaux à Hawaii ou aux États-Unis et les coûts de sécurisation. “C’est par la maîtrise de ces éléments technico-économiques auxquels l’OPT s’emploie, qu’il sera possible de proposer à la mise en service de ces liens, des services alliant débits plus élevés, tarifs plus intéressants et qualité de service accrue”, a souligné Jacqui Drollet. Selon le ministre, Honotua, est donc un projet complexe. On le savait. Il compte de nombreux chantiers. Pour l’heure, les demandes de permis et d’autorisations d’atterrage en Polynésie française sont donc bien engagées avec les différents interlocuteurs qui sont les communes concernées par l’arrivée du câble international et domestique, la direction des affaires foncières et le services des affaires maritimes. Quant aux demandes de permis et d’autorisation d’atterrage à Hawaii, les dossiers ont été déposés et des rencontres ont eu lieu avec les autorités et les instances locales. Pour l’obtention de la licence d’opérateur auprès des autorités américaines et de la licence d’atterrage du câble, les demandes de licences ont été formellement déposées auprès des organismes.
Jacqui Drollet a également précisé que l’échéance de novembre 2011 annoncée pour la TNT pourrait vraisemblablement être maintenue. L’échéance de 2011 correspond en réalité, à la date prévue pour l’arrêt de la diffusion de la télévision analogique en France et, par extension, sur tous les territoires français d’Outre-mer. Qui sera l’opérateur chargé de la mise en oeuvre ? La première liste de chaînes prévues en diffusion numérique gratuite à l’ensemble des populations françaises, propose des contenus exclusivement distribués par le groupe France Télévisions, dont le représentant local est la société RFO Polynésie. “Cette dernière se positionne tout naturellement comme fournisseur des contenus audiovisuels du premier bouquet TNT et comme l’opérateur technique de ce premier bouquet, appelé également multiplex, puisqu’elle dispose à ce jour des ressources et des moyens techniques adéquats lui permettant de réaliser cette prestation seule, de bout en bout, sur l’ensemble de la Polynésie française”, a explique le ministre de l’Économie numérique. Cependant TNTV est prévu en diffusion dans le premier multiplex de la TNT. Quoi qu’il en soit, pour le ministre, “Honotua est une avancée indéniable pour les foyers dont les revenus n’autorisent pas l’accès aux contenus payants. C’est un avantage considérable pour la famille qui ne reçoit à ce jour que les chaînes RFO Polynésie, TNTV et Tempo”.