Un pré-bilan a été exposé, jeudi après-midi, en séance plénière permettant l'expression d'une synthèse des travaux examinés tout au long de ces quatre jours, selon chacune des cinq thématiques retenues pour le colloque. Une gageure, si l'on songe aux quelque 650 exposés et aux 200 présentations par "poster" qui ont permis aux scientifiques de se tenir informés de leurs travaux réciproques. Mais ce travail aura permis de dégager un certain nombre de points fondamentaux qui doivent permettre, désormais, d'organiser la recherche scientifique à la mesure des défis auxquels se trouve confrontée la région du Grand Pacifique.
Outre une "moisson de résultats exceptionnels", ce colloque a en effet été l'occasion d'une prise de conscience collective de la communauté scientifique décidée à se mobiliser encore plus pour étudier les éco-systèmes et les activités humaines afin de mieux les protéger, dans la perspective d'un développement durable.
Le réchauffement climatique n'est plus une hypothèse
Le réchauffement climatique n'est en effet plus une hypothèse, même si l'on ne sait pas encore prédire avec précision les conséquences puissantes que cela peut entraîner comme modifications des grands systèmes d'équilibre de la planète. Ainsi, l'acidification de l'océan: "le phénomène est grave et ses impacts se font sentir partout", a expliqué un rapporteur de synthèse. "Il s'accélère plus vite qu'on ne le pensait", a-t-il encore précisé en commentant les effets de cette modification du Ph de l'eau sur les coraux et l'ensemble de tous les biotopes qui sont liés à la mer. Quant aux conséquences pour les communautés humaines, il va falloir les anticiper, en tenant compte de la vulnérabilité des états insulaires face à la montée des eaux, ou à une recrudescence possible des cyclones et des orages tropicaux.