Histoires et traditions polynésiennes sur tahiti.tvDepuis les années 80, la culture ancestrale polynésienne, bafouée à l’arrivée des premiers européens et du christianisme, semble vouloir renaître. « Histoire et tradition polynésiennes» est une série de mini documentaires réalisée sur la base d’interviews d’anthropologues, historiens, archéologues, botanistes, reconnus et/ou d’une voix off illustrée par une iconographie riche archivée aux quatre coins du Monde, témoignage des explorateurs des siècles passés. Ce magazine relate ainsi tous les moments importants de l’Histoire et des traditions polynésiennes.
Type : Série de documentaires
Thème : Les histoire et traditions poynésiennes Durée unitaire : 5 minutes Episodes: 10 Langue : français Format : 4/3 Co-auteurs : Claire SCHWOB, Tuhiva LAMBERT, Tevaitea SALMON Réalisation : Claire SCHWOB Production :Tahiti nui companies, Creative.tv Du peuplement à la Bounty
Synopsis:Il y a de cela plus de 25 000 ans, venu très probablement du Sud-est asiatique, le futur peuple polynésien embarque à bord de grandes pirogues doubles, les pahi, et affronte l'Océan Pacifique.
Grâce à leurs connaissances empiriques des astres, des courants, de la course du vent, les navigateurs atteignent les îles Fidji, puis la Nouvelle Calédonie entre 1100 et 1500 av. Jésus Christ, passent par les îles Tonga et Samoa, pour finalement atteindre entre 300 et 600 ans après JC, les îles reculées des Marquises. Commence alors une fantastique épopée maritime qui durera presque deux millénaires. Explorateurs dans l'âme, ce peuple de navigateurs repart à la découverte d'autres îles lointaines et peuplent consécutivement les différents archipels polynésiens ainsi que l'île de Paques, les îles Hawaii, puis la Nouvelle Zélande, formant ainsi le triangle polynésien. Les grands navigateurs se sédentarisent et vivent plusieurs siècles sur leurs terres nouvelles, construisant leur histoire, leur culture et leurs croyances. Mais dès le 15ème siècle, les explorateurs européens, avides de découvertes et de conquêtes nouvelles prennent la mer, et explorent le Pacifique. Ce sera le navigateur anglais Samuel Wallis, qui le premier, en 1767, touchera l'île de Tahiti. Malgré un accueil hostile, Wallis obtiendra néanmoins par la force la cession de l'île de Tahiti qu'il nommera l'île du roi Georges III. L'invasion européenne avait commencé. Quelques mois plus tard, en 1768, c'est le navigateur français, Louis-Antoine de Bougainville, qui arrive en vue de Tahiti, aussitôt qualifiée de Nouvelle Cythère. Dès l'année suivante, le capitaine Cook, navigateur et cartographe hors pair, atteint à son tour les côtes de Tahiti. Il fera trois séjours dans les îles de Polynésie, et ramènera lors de son second voyage en 1774, Omai, jeune tahitien, qui sera présenté à la cour anglaise.En 1788, le célèbre navire anglais, la Bounty, sous le commandement du Capitaine Blight, débarque sur les terres polynésiennes. Venus s'approvisionner en arbre à pain, l'équipage resta six mois sur l'île, Mais le comportement de Blight, autoritaire et tyrannique déplait à l'équipage et notamment au second Christian Flechter qui organise une grande mutinerie. Blight rejoindra l'Angleterre, tandis que Flechter et quelques matelots trouveront refuge sur l'île de Pitcairn. Les contacts, de plus en plus nombreux avec les navigateurs européens, transforment profondément la vie politique, culturelle et religieuse tahitienne. Source : Tahiti.tv De l'arrivée des missionnaires aux EFO
Synopsis: le 24 septembre 1796, le Duff, navire britannique, sous le commandement de James Wilson, prend la direction des Mers du Sud, avec à son bord 29 missionnaires. 18 d'entre eux resteront à Tahiti afin de convertir le peuple polynésien au christianisme. Bien que réservé, l'accueil des chefs de l'île reste courtois et les missionnaires anglais, de plus en plus nombreux partent à la conquête d'autres îles, construisent des paroisses, prêchent la parole du Christ. Pomare II, qui règne sur Tahiti depuis 1803, s'avère très fin stratège. Il voit dans les missionnaires la possibilité d'étendre son influence.
Il se convertit donc au Christianisme et consolide définitivement son pouvoir lors de la bataille de Fe'i pi en 1815 en soumettant les chefs traditionnels hostiles à toute alliance avec les Chrétiens. Très vite, Tahiti devient un enjeu stratégique entre les principales puissances européennes, notamment l'Angleterre et la France. C'est ainsi qu'en 1842, le capitaine français du petit Thouard propose à la Reine Pomare IV l'instauration d'un protectorat français qui sera ratifié le 25 mars 1843, par Louis Philippe, roi des français. Durant trois années, de 1844 à 1847, français et tahitiens se livrent une guerre sanglante. Le 24 septembre 1796, le Duff, navire britannique, sous le commandement de James Wilson, prend la direction des Mers du Sud, avec à son bord 29 missionnaires. 18 d'entre eux resteront à Tahiti afin de convertir le peuple polynésien au christianisme. Bien que réservé, l'accueil des chefs de l'île reste courtois et les missionnaires anglais, de plus en plus nombreux partent à la conquête d'autres îles, construisent des paroisses, prêchent la parole du Christ. Pomare II, qui règne sur Tahiti depuis 1803, s'avère très fin stratège.Il voit dans les missionnaires la possibilité d'étendre son influence. Il se convertit donc au Christianisme et consolide définitivement son pouvoir lors de la bataille de Fe'i pi en 1815 en soumettant les chefs traditionnels hostiles à toute alliance avec les Chrétiens. Très vite, Tahiti devient un enjeu stratégique entre les principales puissances européennes, notamment l'Angleterre et la France. C'est ainsi qu'en 1842, l'amiral français Dupetit-Thouars propose à la Reine Pomare IV l'instauration d'un protectorat français qui sera ratifié le 25 mars 1843, par Louis Philippe, roi des français. Durant trois années, de 1844 à 1847, français et tahitiens se livrent une guerre sanglante. Malgré une belle résistance, les rebelles tahitiens doivent se soumettre et c'est le 17 décembre 1847, sous le commandement du Gouverneur Bruat, que les hostilités prennent fin. A peine 40 ans plus tard, les français, soucieux de consolider leur position en Océanie, font pression sur Pomare V, héritier du trône, afin qu'il cède ses Etats à la France. C'est ainsi que le 29 juin 1880, les îles de la Société et dépendances sont officiellement annexées à la France.Quelques îles cependant se rebellent, et conservent encore un certain temps leurs chefs locaux. Il faudra attendre 1903 pour que tous les archipels réunis de Polynésie française soient regroupés sous le nom d'EFO : Etablissements français d'Océanie. La Polynésie française connaît alors un véritable essor économique et commercial qui nécessite entre autre l'importation de main d'oeuvre. Des colons, en majorité français, s'implantent de plus en plus nombreux tandis que l'immigration chinoise se poursuit. Les bases d'une société pluriethnique se mettent en place. Source : Tahiti.tv Les sports traditionnels polynésiens
Synopsis : les sports traditionnels, dits « tuaro maohi », se pratiquaient d'antan uniquement lors des heiva, lors des tiurai, et depuis 126 ans, depuis que le tiurai existe, ces sports font partie du programme de ces festivités. Cette années, nous avons démarré le heiva tuaro maohi par une régate de pirogues à voile qui s'est déroulé à la Pointe Venus de Mahina (Tahiti), et je pense que ça s'est déroulé dans un cadre magnifique avec du bon vent et des belles images, et aussi des belles régates qui ont donné de très belles performances et je pense que la pirogue à voile a un bel avenir. Au Musée de Tahiti et des Iles, on avait du lancer de javelot.
Le principe était, pour ces athlètes, au nombre de 80, d'atteindre une noix de coco qui était située à 9 mètres de hauteur ; et en fonction du piquer du javelot, on leur attribuait des points. Il faut savoir que la noix est divisée en plusieurs secteurs, et l'on a des secteurs qui rapportent plus de points que d'autres. Le cadre du musée est je pense vraiment idéal pour le lancer de javelot. On avait aussi les levers de pierre, pratique qui vient des Australes. Le principe était donc de lever le plus rapidement une pierre ; le chrono démarrait lorsque la pierre quittait le sol, et s'arrêtait lorsque la pierre était stabilisée sur l'épaule de l'athlète. Et ainsi les athlètes étaient classés en fonction du meilleur temps. Au niveau du grimper au cocotier, c'est une discipline qu'on souhaite vraiment remettre d'actualité puisqu'elle se pratique dans le Pacifique, par bon nombre de pays du Pacifique sud et notre objectif est de, à un moment ou à un autre, de faire rencontrer ces athlètes du Pacifique Sud. On a mis aussi au programme le décorticage de coco, discipline aussi qui se pratiquait d'antan et qu'on a voulu réactualiser parce qu'elle est spectaculaire. Chaque athlète avait un certain nombre de cocos à débourrer, le principe de cette épreuve était d'enlever la bourre de coco et au chrono encore une fois les meilleurs étaient classés en fonction du temps qu'ils mettaient pour enlever la bourre de coco. Ensuite, on avait l'activité coprah. Le principe est donc de casser avec une hache le coco en deux et d'en enlever la noix et le classement était déterminé en fonction de l'équipe ou de l'individu le plus rapide à enlever la pulpe de coco, à ramasser tout ce qui traînait dans son environnement et à mettre ça en sac. Les courses de porteurs de fruits, c'est une charge qui va de 15 kg pour les vahine, de 20 kg pour les jeunes de 16 à 19 ans, et l'on a la catégorie « tuaro » » qui est une catégorie pour homme ou femme mais en général on a que des hommes, de 30 kg, et enfin nous avons les aïtos avec une charge de 50 kg. Au départ de la course, nous prenons le poids des charges, et à l'arrivée,les poids des charges sont repesées et en fonction de la perte, des pénalités sont données. Dans l'ensemble, « heiva tuaro maohi « , 2008 s'est très bien passé puisqu'il y a eu une affluence très importante du public qui est venu soutenir et apprécier ces sports traditionnels. Je crois que ce qui est important c'est vivre ces sports traditionnels, vivre cette culture, et qu'à travers tout ça on puisse exprimer la joie de vivre, la joie de se rencontrer, par le biais de ces activités qui sont des activités traditionnelles qui nous viennent d'antan et que nous souhaitons refaire vivre très longtemps. Source : Tahiti.tv Le costume de danse à Tahiti
Synopsis : les témoignages des premiers explorateurs européens du XVIIIème siècle décrivent les costumes de danse essentiellement fait de tapa. Cette écorce d'étoffe battue habillait danseurs et musiciens. En 1928, le film Tabu, réalisé à Bora Bora par Murnau et Flaherty consacre les costumes en more. Progressivement les robes missions, les pantalons et les chemises s'effacent ; le more devient l'élément essentiel du costume de danse traditionnelle.
Interview de Matani Kainuku Je lance mes idées sur papier et des personnes autour de moi m'aident à affiner ma représentation du costume. C'est une tache difficile parce que c'est pas au premier coup de crayon que l'on réussit, il faut plusieurs touches de crayon pour vraiment finaliser le costume.Nous partons d'écrits, d'écrits de personnes qui ont voulu garder, préserver la culture par les mots et c'est à partir de ces écrits que tout arrive. C'est notre interprétation de ces écrits, donc je pense que le but du costume est surtout de recréer une ambiance, de recréer un personnage, et c'est tout ça qui forme je pense une cohérence dans les choix. C'est surtout une fusion que l'on voudrait créer entre la personne et l'habit qu'elle portera. Donc cette année j'ai choisi d'utiliser le roseau. Ce roseau donc est visible sur la coiffe, sur le collier, à l'arrière en cape, mais également pour la confection de la jupe. Ce roseau est assemblé ici par un tissu, sur la ceinture des garçons, de la nacre en long avec des noix de coco. De la nacre pour la représentation du deuil et de la nuit et les noix de coco, pour la terre, la couleur de la terre, les origines. Il y a toute une équipe derrière qui s'occupe de la couture de l'assemblage des matériaux et qui sont aptes à me dire si tel ou tel matériau doit être collé avant ou après parce qu'ils ont l'habitude du savoir, ils ont le savoir faire. Et c'est ce comité qui cherche tous les matériaux nécessaires. Je pense que le plus important c'est de comprendre ce que l'on fait. Et pour moi, quand je dis qu'il y a à prendre en compte le thème d'un spectacle, la chorégraphie d'un spectacle, la composition scénique d'un spectacle, la mise en scène de tous les acteurs dans un spectacle, mais également la réalisation d'un costume, je pense qu'il ne faut plus morceler les choses, il faut faire en sorte qu'il y ait une vraie corrélation, un vrai sens dans ce qui se fait. Et pour moi, la prise en compte de la forme du costume est importante. Je pense que tout est à prendre en compte. Et la chorégraphie, mais également le lien entre la chorégraphie et le mouvement qui va s'effectuer avec le costume. Si les filles font un pas, il faut que le costume soit aussi l'image de ce pas. Elles ne peuvent pas faire un pas avec un costume qui va empêcher de le faire, qui ne va pas permettre de comprendre ce qui se passe.Il y a une longue période qui me semble importante, depuis la conception du costume jusqu'au jour J. Je ne peux pas me permettre d'aller au Heiva avec des regrets. Non. Donc c'est cette longue période que j'utilise pour faire les choix les plus judicieux possibles, dans la réalisation finale du costume. Et d'ailleurs tous les gens autour de moi se fâchent un peu parce qu'ils attendent que je leur dise, « non en fait il faut plus faire comme ça ». Ils craignent que je change du jour au lendemain, parce que des flashs peuvent arriver, de meilleures idées peuvent venir, et moi je considère qu'il faut attraper le train quand il est en marche, et je suis là pour aider aussi, donc, pour moi, je pense que c'est un peu la spécificité de l'art ; c'est quelque chose qui est dynamique et qui n'est pas figé. Donc je ne peux pas croire que ce costume que j'aurais choisi, soit le meilleur, mais au moins, à un moment donné précis dans ma pensée, je crois que c'est celui qui répond le mieux. Natif de Pirae, Matani Kainuku a passé toute son enfance à Faa'a (côte Ouest de Tahiti). Dès son plus jeune âge, il "baigne dans la chanson". "Petit, je pensais que ma grand-mère avait pour métier de faire la bringue!", plaisante-t-il tant il associait son aïeule - en définitive guide touristique - à la chanson et à la fête. Elle était d'ailleurs la tante d'une artiste de renom, Esther Tefana, dont les chansons sont régulièrement fredonnées. Le décès de sa grand-mère provoque une rupture dans ce quotidien festif et, durant de longues années, Matani Kainuku reste éloigné des activités artistiques. Vers 20 ans, il reprend la danse, la musique et le chant. Il côtoie les plus grands groupes des années 90: Heitiare, Toa Reva, Temaeva, et se forme également au Conservatoire Artistique de la Polynésie française. Ses passages dans Manahau et Les Grands Ballets de Tahiti le motivent finalement à "monter (sa) propre troupe de danse, à apporter (sa) pierre". Naissance de Nonahere Le 5 mars 2004, Matani Kainuku réalise ses projets et fonde le groupe de danse Nonahere. L'aventure commence avec la victoire au concours du Heiva Taurea de Mahina (côte Est de Tahiti). Désormais confiant, le groupe se présente en 2005 au Heiva i Tahiti et arrive directement à la deuxième place derrière Hei Tahiti, mené par Tiare Trompette. Ces débuts encourageants décident Matani Kainuku à représenter le groupe et, en 2006, Nonahere remporte le premier prix de la catégorie "Légendaire". L'an passé, inscrit dans la catégorie "Création", il obtient à nouveau une belle victoire face à Toa Reva. La plus haute marche du podium, le groupe de Mahina ne l'a pas cédé depuis, et cette année encore, sa participation s'est soldée par un premier prix. Source : Tahiti.tv Le marae Arahurahu
Synopsis : Interview de Jean-Claude Hauata Je souhaite apporter des précisions sur ce marae Arahurahu. En réalité, ce n'est pas le vrai ! L'authentique marae est plus haut, celui-ci s'appelle Ahotu'ana. Ce sont les français qui ont décidé de construire cette réplique en bas. Ils souhaitaient faire des reconstitutions historiques. Cependant, ces fêtes reconstituées ne pouvaient se faire sur un vrai marae. En effet, le marae est un lieu sacré, on ne peut pas jouer avec cela. C'est pour cette raison que ce marae a été reconstruit ici.
En quelques années, le site du marae Arahurahu (lieu de culte) sur la commune de Paea, est devenu un haut lieu touristique de l'île de Tahiti. Une visite s'impose alors pour tous ceux qui veulent mieux connaître la culture polynésienne et l'archéologie locale.Le marae d'Arahurahu s'étend sur une superficie de plus de 500 m2, et représente un condensé de toute l'histoire de la Polynésie française avant l'arrivée des Européens. Situé à 23 km de la ville de Papeete, ce marae est typique des lieux de culte anciens, avec notamment un "ahu" (autel) à gradins haut de trois mètres. Des sculptures en bois (unu), représentations anthropomorphes, remplacent les pierres dressées qui représentaient les ancêtres. Le cadre grandiose de la vallée de Tefa'aiti lui fournit un écrin de verdure. La majesté du site s'impose particulièrement le matin, lorsque la lumière effleure les sommets environnants. Moment solennel. Le respect est de rigueur. Un des premiers sites classés Bien que ce marae ne soit pas le plus imposant de la Polynésie, ce vestige archéologique en fait un des lieux de Tahiti les plus fréquentés par les touristes. En 1925 et 1931, l'archéologue Kenneth Emory du Bishop Museum de Hawaii, a répertorié le marae au travers de l'inventaire des sites des Iles de la Société qu'il avait établi. Par la suite, la Société d'Etudes Océaniennes s'est attelée à restaurer le marae dans un but pédagogique . Le site fut choisi pour sa facilité d'accès et sa relative bonne conservation. La restauration fut effectuée par les hommes de la Compagnie d'infanterie coloniale et du Service des Travaux Publics en 1953. Les travaux durèrent dix semaines. Le lieu qui était resté à l'abandon quelques années est alors devenu l'un des premiers sites classés de l'île. Lors de son inauguration le 31 juillet 1954, une reconstitution historique racontant l'histoire de l'investiture d'un Chef suprême (Ari'i) a fortement ému le public présent. Depuis le succès considérable rencontré auprès de la population lors de cette représentation, des spectacles identiques sont donnés régulièrement lors des célébrations du Heiva (festival traditionnel du mois de juillet). Le calme et la beauté du site incitent les résidents de l'île à venir se ressourcer, loin de l'agitation de Paeete. Beaucoup y viennent flâner en famille. A l'entrée, les visiteurs sont salués par deux Tiki grandioses. Les Ti'i (terme tahitien) ou Tiki (terme marquisien) sont des sculptures anthropomorphes en pierre ou en bois. Celles du marae d'Arahurahu sont des reproductions effectuées en 1983, en référence à des Tiki originaires de l'île de Ra'ivavae (archipel des Australes) et sont désormais exposées dans les jardins du Musée Gauguin, dans la commune de Papeari. Un tiki peut tout autant signifier Homme, Dieu, ou encore Homme-Dieu. Souvent de sexe masculin, le tiki est la représentation des divinités. Tiki est l'ancêtre mi-humain mi-dieu, qui fut le premier homme. Le regard d'un tiki laisse rarement indifférent. Encore de nos jours, nimbé de son "mana" (pouvoir), il est sage de ne pas l'offenser. Le marae, pierre angulaire de l'espace social, politique et culturel Les maraes peuvent être de taille différente. Certains, de taille modeste, peuvent concerner des célébrations locales d'un clan ou d'une famille. En revanche, les plus importants, comme le marae de Taputapuatea à Opoa sur l'ile de Raiatea (île Sous le Vent) pouvait être le lieu de cérémonies d'intronisation de rois, de célébration des dieux ou encore lieu de décisions politiques. Le marae était la pierre angulaire de l'espace social, politique et culturel de la société polynésienne avant l'arrivée des premiers européens. Un lieu vivant Sur le site originel du marae, se trouvaient différents fare (maison) dont le "fare Ia Manaha" (maison des trésors cachés) qui devait être construit en une seule journée tout en respectant un rituel précis. Le corps d'une victime humaine était alors enseveli sous le pilier central pour assurer la stabilité de la construction. A l'intérieur, se trouvaient les tambours cérémoniels qui rythmaient la récitation des généalogies des familles et des prières lors des cérémonies. Sur le marae, les dieux étaient vénérés par des offrandes d'aliments disposés sur le "fata", autel décoré de palmes de cocotier et de feuilles de miro (arbre sacré poussant près des marae qui s'utilisait pour fabriquer des objets religieux, des statuettes). Le dieu lui-même pouvait être représenté par une pièce de bois (le to'o). Le marae Arahurahu, est donc un site de première importance pour celui ou celle qui veut avoir une approche des mystères de la religion ancestrale polynésienne. Lieu vivant, certaines sculptures en bois subissent les affres du temps. Mais cela n'enlève rien au charme du lieu. Bien au contraire. Le site est en osmose avec la nature environnante. Le site archéologique du marae Arahurahu est un témoin qui relie la terre polynésienne à son passé. L'approche d'un tel site doit donc se faire dans le respect des traditions polynésiennes. Sources: Tahitipresse.pf, Tahiti.tv Rédigé par Rédacteur de creative.tv le Vendredi 9 Janvier 2009
Lu 1425 fois
Trackbacks
Url trackback de cette note (Copier la cible du lien)
Nouveau commentaire :
Dans la même rubrique :
|
|









Accueil





























